
Dans une volonté de conjuguer préservation environnementale et développement économique local, le wali de l'Adrar, M. Abdallahi Mohamed Mahmoud, a présidé, mercredi à Atar, l'ouverture d'un atelier de formation dédié à l'écotourisme. Organisé par le projet IMPADRA (Gestion intégrée des aires protégées dans les zones arides de Mauritanie), cet événement vise à structurer et à promouvoir un tourisme durable autour du site emblématique de Guelb Errichat.
Guelb Errichat : Un joyau géologique à protéger
Dans son discours d'ouverture, le wali de l'Adrar a planté le décor en rappelant la valeur inestimable du site de Guelb Errichat. Situé à seulement 45 kilomètres au nord de la ville historique de Ouadane, ce monument géologique, souvent surnommé "l'Œil de l'Afrique", est bien plus qu'une simple curiosité naturelle.
M. Abdallahi Mohamed Mahmoud a décrit le site comme un "espace riche en biodiversité et en patrimoine culturel", le qualifiant d'atout stratégique pour la région. Il a insisté sur la nécessité d'une double approche : protéger ce joyau fragile et le valoriser selon les principes du développement durable. "Cet atelier contribuera à renforcer les capacités techniques des participants, à consolider les bonnes pratiques touristiques et à soutenir l’intégration sociale et le développement local", a-t-il affirmé, soulignant le rôle clé de la formation dans la préservation du site.
IMPADRA : Des résultats concrets pour une gestion participative
Le coordinateur du projet IMPADRA, M. Ahmed Zeine, a profité de cette tribune pour dresser un bilan positif des actions menées par le ministère de l’Environnement et du Développement Durable. Il a révélé que le projet a déjà franchi des étapes cruciales, notamment :
La réalisation d'études de terrain approfondies pour collecter et analyser les données environnementales et sociales spécifiques à Guelb Errichat.
L'organisation de consultations élargies avec les différentes parties prenantes pour définir ensemble les mécanismes d'une gestion conjointe de la réserve.
Ces préalables scientifiques et participatifs sont essentiels pour jeter les bases d'une stratégie de conservation efficace et acceptée par tous.
L'atelier a également été marqué par une forte adhésion des acteurs locaux. Le maire de la commune d'Atar, M. Brahim B’deba, a salué l'initiative et tenu à exprimer la gratitude des populations locales au Président de la République, M. Mohamed Cheikh El Ghazouani, pour "l’attention et le soutien qu’il accorde au tourisme local". Cette mention souligne l'inscription de ce projet dans une vision nationale de développement.
La société civile s'engage pour un développement équilibré
Présent à la cérémonie, le président de l’Association de Secours des Oasis, M. Mohamed Slimane Amhah, a réitéré l'engagement de son organisation à jouer un rôle actif dans cette dynamique. Il a promis d'accompagner les efforts conjugués des autorités, des partenaires techniques et financiers, et des communautés locales.
Son objectif : « construire un modèle de développement équilibré respectueux de l’environnement". Il a lancé un appel pressant aux participants pour qu'ils tirent le meilleur parti du contenu de la formation, et utilisent leurs nouvelles connaissances pour faire de l'écotourisme un véritable levier de développement dans la région de l'Adrar ».
Les travaux de cet atelier, qui se sont déroulés en présence de responsables administratifs et d'élus locaux, marquent une étape significative dans la stratégie mauritanienne de valorisation de son patrimoine naturel unique.


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