Santé : La grande Mosquée abrite une conférence sur les dangers des drogues, l'alcool et des substances psychotropes | Mauriweb

Santé : La grande Mosquée abrite une conférence sur les dangers des drogues, l'alcool et des substances psychotropes

sam, 14/03/2026 - 17:35

Dans le cadre des activités d'animation du mois béni du Ramadan, la grande Mosquée a abrité, vendredi, une conférence de sensibilisation sous le thème : « Les drogues, l’alcool, les psychotropes et les moyens de s’en soigner ».

Cette rencontre spirituelle et éducative, qui s'inscrit dans la dynamique des valeurs de partage et de piété du mois sacré, a connu une forte affluence de fidèles venus s'informer sur ce fléau qui mine la société.

L'éclairage religieux : une mise en garde solennelle

Le juriste Tah El Yedali, animateur principal de cette conférence, a livré un exposé approfondi sur la position de l'Islam face à la consommation des substances nocives. Il a d'emblée souligné l'interdiction formelle des drogues et de l'alcool, mettant en garde contre leur dangerosité extrême pour l'individu comme pour la collectivité.

« Il est impératif de se tenir éloigné non seulement de ces substances, mais aussi de leurs consommateurs », a-t-il martelé, insistant sur le risque de contamination morale et sociale.

Établissant un lien direct entre addiction et criminalité, le juriste a rappelé que de nombreux crimes – meurtres, viols, vols – trouvent leur origine dans la consommation de substances psychotropes qui altèrent le jugement et libèrent les pulsions les plus violentes.

Dans une approche plus large, Tah El Yedali a replacé cette problématique dans le cadre des objectifs supérieurs de la Charia islamique. Il a expliqué que la loi divine a été révélée pour repousser le mal et promouvoir le bien, et qu'elle ordonne la préservation de cinq biens fondamentaux : la religion, la vie, la raison, la descendance et les biens.

« Or, les drogues et l'alcool détruisent méthodiquement ces cinq piliers », a-t-il déploré, appelant à un effort collectif de toutes les composantes de la société – familles, institutions éducatives, associations – pour faire face à ce phénomène dangereux dont tout le monde subit les conséquences.

Le volet sanitaire : prévention et adaptation pendant le Ramadan

Le Dr Ali Ridha Bah a ensuite pris le relais pour aborder les aspects médicaux liés à ce thème, en particulier la question de l'hypertension artérielle, souvent associée aux addictions et aux modes de vie malsains.

Le médecin a mis en garde contre les complications redoutables de cette maladie silencieuse qui affecte les organes vitaux du corps, notamment les reins et le cœur. Il a exhorté l'assistance à effectuer des examens réguliers pour détecter précocement cette pathologie, soulignant que le véritable danger réside dans ses complications souvent irréversibles.

À l'approche du mois de jeûne, le Dr Bah a prodigué des conseils précieux aux patients souffrant d'hypertension. Il a insisté sur la nécessité de consulter leur médecin traitant pour adapter les horaires de prise des médicaments aux heures de jeûne, si leur état de santé leur permet de jeûner.

Il a également rappelé l'importance d'adopter une hygiène de vie saine, en pratiquant une activité physique régulière et en réduisant la consommation de sel, de sucres et de graisses, facteurs aggravants de l'hypertension.

Cette conférence, qui s'inscrit parfaitement dans l'esprit du Ramadan – mois de purification du corps et de l'âme – s'est achevée par un débat interactif entre les intervenants et l'assistance, témoignant de la prise de conscience collective face à ces fléaux.